Journal de Bord du Pélican

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Journal de Bord du Pélican

Message par Ardoise le Dim 29 Avr - 10:42

Préface

Voilà déjà plusieurs jours que je vogue sous les ordres du Capitain Kilran, et je pense qu’il est temps de commencer le journal de bord de l’équipage en revenant tout d’abord sur les circonstances de la création de notre joyeux équipage, voguant sur le fier Pélican.

Pour commencer, il serait de bon ton de présenter votre serviteur. Je me nomme Angus McGuiness, et j’appartiens à l’origine au peuple Caedeyrn.  Mes pérégrinations à travers le monde m’ont permis de développer un certain talent pour l’écriture, d’où la tenue de ce journal, à la demande de mon Cap’tain. Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est également au cours de ces voyages que j’ai pu découvrir l’art de la cuisine.

Formé dès mon plus jeune âge à l’art du combat et grand amateur d’aventure, j’ai très tôt et durant longtemps gagné ma vie en tant que mercenaire au sein de la compagnie du Tonneau Joyeux. Je décidai cependant de « déserter » cette compagnie le jour où elle accepta un contrat pour un certain Argus, qui ne m’inspirait guère confiance avec son teint blafard et son armure étrange. Le contrat en question impliquait une sorte de rituel de nécromancie, fort peu à mon goût, d’où ma décision de prendre la poudre d’escampette.

Après plusieurs années à voyager à travers le monde, ayant exercé différentes activités tels qu’escorte de caravane, messager, garde du corps, j’avais finalement trouvé un poste de cuistot dans une auberge nommée la Taverne De l’Antique Hippogriffe, située dans les Îles Pirates, ce royaume de la flibuste situé au large d’Orya.

C’est là que notre journal de bord commence, un jour… ou plutôt un soir, où je retrouvais un de mes vieux amis.

Chapitre 1 : Retrouvailles – Avril 1252 (calendrier Oryen)

Ayant fini mon service, je descendais quelques choppes tout en discutant avec la tenancière de la Taverne, Eigul, ma « patronne » du moment. Je m’interrogeais sur mes perspectives d’avenir, lorsque j’entendis une voix familière. Je reconnus alors mon ancien compagnon d’infortune, Kilran, lui aussi un ancien membre du Tonneau Joyeux.

Cependant quelque chose avait changé chez ce bon vieux Kilran. Je l’avais toujours connu chauve comme un cul et portant la barbe, et je le retrouvai1s désormais affublé d’une tignasse, mais d’un seul côté de la tête. Si vous lui demandez, il vous expliquera qu’il s’est réveillé un jour comme ça, et qu’il a rasé sa barbe en conséquence pour faire plus « joli ». En dehors de cela, Kilran n’avait pas beaucoup changé. Il restait le grand dadais souriant que j’avais connu et trimbalait toujours ses deux inséparables cimeterres. Deux lames d’une très bonne facture et parfaitement équilibrées si mes souvenirs sont bons. Ses yeux brillaient d’une lueur qui m’indiquait que j’aurais tout intérêt à écouter ce qu’il avait à me dire.

Kilran n’était pas seul, un autre homme l’accompagnait. Celui-ci se présenta sous le nom de Fulran Ryudin, un homme à la face et au crâne rougis par le soleil et vêtu à la manière des rôdeurs. Il portait sur lui plus d’armes qu’un homme sensé considèrerais nécessaire ; à savoir deux épées, un arc, une hachette et encore sûrement quelques dagues cachées. L’armurerie ambulante n’en dit pas beaucoup plus sur lui et je compris très vite qu’il garderait cet air mystérieux tant qu’il ne me ferait pas confiance.

Kilran m’apprit tout d’abord que, tout comme moi, il avait fini par quitter la compagnie de mercenaires du Tonneau Joyeux. Il m’expliqua qu’il avait décidé de se lancer dans la piraterie, en faisant l’acquisition, allez savoir comment, d’un navire d’un genre nouveau : le Pélican, dont il s’était proclamé capitaine. Il m’expliqua en quelques mots son projet, plutôt simple dans les faits : faire voile à bord de son nouveau bâtiment et attaquer tout ce qui nous passerait sous le nez. Le but était de se placer sur la route de Kandorya, cette île mystérieuse récemment découverte.

Il m’annonça également qu’il avait pris Fulran comme second, et me proposa un poste à bord, ou plutôt deux. Le premier était celui de quartier-maître, car il avait besoin d’une personne de confiance pour remplir ce rôle délicat ; être à la fois le porte-parole de l’équipage et le lien entre le capitaine et ses hommes. Le second poste que Kilran me proposa, celui de maître coq, lui vint spontanément lorsque je lui proposai de goûter à mon fameux ragoût, tout en dégustant une choppe d’hypocras de mon cru. Il est vrai que j’avais eu l’occasion, durant mes voyages et les quelques mois passés dans la taverne d’Eigul, de découvrir et tester tout un panel de recettes de plats goûtus et de boissons savoureuses.

Séduit par une offre aussi alléchante que mon ragoût semblait l’avoir été, j’acceptai et signai le registre de l’équipage sur-le-champ. Nous prîmes rendez-vous dès le lendemain, afin de commencer le chargement du navire. Je dus cependant demander à mon nouveau capitaine de me répéter plusieurs fois comment me rendre au lieu de rendez-vous. Car malgré l’alcool ingurgité, j’étais bien sûr d’avoir compris qu’il me demandait de me diriger à l’intérieur des terres, plutôt que vers le port.

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*Note HRP: le journal de bord a toujours été dispo à la bibliothèque de Vendavel mais on a rarement le temps de se poser et lire tranquillement durant les foires, c'est pourquoi je le poste ici pour ceux que ça intéresse et QUI SAVENT LIRE EN JEU. Vos avis m'intéressent sur le fond comme sur la forme et ça pourrait me motiver à reprendre un boulot d'écriture que j'ai laissé de côté pendant un peu trop longtemps!
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